Une goutte pour le Chitelet

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Une goutte pour le Chitelet
                                     
Une manifestation de soutien au jardin
Lorsque l'eau devient rare, elle doit servir en priorité à protéger le vivant. Et ce qui est irremplaçable. Le jardin abrite 2 600 espèces dont certaines sont rares, protégées ou menacées."
Dominique Humbert, président de l'Association SOS Massif des Vosges
                        
Munies d'une bouteille d'eau, plusieurs dizaines de personnes ont pris part à une action symbolique ce dimanche 30 août devant le Jardin du Haut Chitelet, sur les crêtes vosgiennes.
Une action pour soutenir le jardin qui s'est vu refuser deux dérogations pour arroser ses plantes même protégées pendant la sècheresse, mais aussi pour alerter sur le partage de l'eau et de sa gestion.
   
.Chacun est venu avec une bouteille d'eau, "pour le symbole". Pour apporter "une goutte au jardin du Haut Chitelet" et le soutenir, mais aussi pour dénoncer, alerter, sur la problématique plus large: celle du "partage de l'eau et de sa gestion". Ce dimanche après-midi, plusieurs dizaines de personnes se sont réunies devant le jardin à Xonrupt-Longemer pour une une action symbolique lancée par l'association SOS Massif des Vosges.
Ce n'est pas une marchandise, c'est un bien humain. 
" C'est une simple goutte d'eau qui porte un message clair. Lorsque l'eau devient rare, elle doit servir en priorité à protéger le vivant.
Et ce qui est irremplaçable. Le jardin abrite 2 600 espèces dont certaines sont rares, protégées et menacées. Alors que sa réserve d'eau de pluie était vide, deux demandes de dérogations auprès de de la préfecture ont été refusées.
Dans le même temps, l'arrosage des greens de golf peut bénéficier de quantités allant jusqu'à 350 m3 par semaine" a expliqué dans un mégaphone Dominique Humbert, le président, qui dénonce  "une différence de traitement incompréhensible et scandaleuse"
Ce dernier demande "le réexamen immédiat de la dérogation sollicitée" ainsi qu'une solution plus durable pour lui permettre de faire face aux sècheresses futures. Mais ce n'est pas tout. "Ce n'est pas un cas isolé" appuie le responsable associatif bressaud qui évoque ensuite " à Vittel des citoyens et des associations qui dénoncent depuis des années la pression exercée par Nestlé sur les nappes phréatiques et profondes". ou encore " la pollution de la Cleurie". Au fil des prises de parole, participants venus des Vosges et d'Alsace qui partagent d'autres "cas similaires" et d'autres "affaires", toutes liées à la problématique de la ressource en eau.

" Il était temps qu'il pleuve "

" Ce n'est pas une marchandise mais un bien commun dont le partage doit être décidé démocratiquement en donnant la priorité à l'eau potable, aux milieux naturels, et à l'intérêt général "résume Dominique Humbert. Et de préciser: "Nous ne sommes pas ici pour nier la sècheresse. L'eau est précieuse et chacun doit faire des efforts. Nous ne sommes pas ici non plus pour nous opposer. Mais pour dénoncer un système de priorités qui protège trop souvent les intérêts économiques et demande aux citoyens, aux services publics et au vivant de supporter l'essentiel des restrictions".
S'il ne s'est pas rendu à cette manifestation, dont il souligne " ne pas être à l'initiative", Karim Benkhelifa, le responsable des collections tempérées du jardin botanique du Grand Nancy et de l'Université de Lorraine, se veut "rassurant": " il a plu, il pleut encore et nos collections sont arrosées. Il était temps qu'il pleuve", appuie-t-il. Les récentes précipitations sont en effet plus que bienvenues, pour le jardin de Haut Chitelet comme ailleurs.
Audrey MARTIN  (Vosges Matin ) 

Catégorie : - Articles divers 2026
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